Développées selon des caractéristiques spécifiques, elles deviennent littéralement le moteur quelque soit la plate-forme de glisse utilisée. Le profil aérodynamique employé ainsi que les paramètres établis font que ces ailes sont adaptées au type de pratique et des compétences du pilote. Dans cette section seront développés de façon technique et chronologique les voiles que j'ai conçues et/ou construites.

 

La Py-nuts (1.5 m² et 4m²) (1999)

Le plan de Marc St-Cast tel que paru dans la revue CVP. Ma première construction d'une aile à caissons. L'ère des nasawings tire à sa fin. La 1.5 m2, petite voile vive , stable, amusante à piloter. Traction faible en bord de fenêtre, utilisation restreinte en buggy; nécessite un vent épouvantable (ici on se perd dans la poudrerie à ce moment). La 4 m² est une voile homothétique: lente, tracteur, excellente pour débuter car elle pratique l'anticipation.

 Py-nuts

 

Katana (3m²) (2000)

Mon premier plan entièrement personnel, voile vive, bonne fenêtre de vol, réglage facile. Vitesse élevée au centre de la fenêtre et catapulte en sur toilage(centre). Agréable à piloter en buggy car répond franchement aux commandes. Sa forme rhombique lui donne un avantage lors du posé sur les freins. Spécialiste des vents instables. Profil: NACA4418 ép.:18% à 24.0. AR: 3.7.Elle a été fabriqué en sutton avec des ribs en spi de nylon. 28 caissons pour une 3 m²!!! suspentée 1/2...un vrai tank à l'épreuve de tout (split au début puis semi-croisé l'année suivante; plus puissante en virage ;) ). L'ère des nasawings est bel et bien révolue et les possibilités infinies des ailes à caissons se présentent de plein pied.

Katana (3m²)

 

Pégase (6m²) (2000)

Si à la première on hésite, à la seconde on se lance à fond... Un peu lente à virer mais look intéressant. Le profil NACA4418 stable à souhait. La même fenêtre que Katana. En buggy les longs bords sont confortables mais la remontée est limite; on manque de "punch" en bord de fenêtre. Profil ép. : 16% à 20.5 centre et 18% à 22.5 !!! Allez savoir pourquoi... je pensais à stabiliser le bout d'aile que je croyais voir virer trop vite chez Katana; voilà la cause de sa lenteur à virer. Voile bi-elliptique à 20 caissons, AR: 4.1, suspentage 1/1 (split). D'entrée de jeu le nombre de caissons devrait être augmenté à 26 car la voile ballonne beaucoup donc le profil est très déformé par rapport à une Katana plus évolutive.

 Pégase (6m²)

 

Predator (4m²) (2001)

Vous voulez du lift? en voilà! NACA 4418 ép.: 19 % à 25.5 (centre) et 17.5 % à 25.5 (tip) AR: 4. La correction de Pégase confirme l'effet du cloisonnement (2m² de moins et même nb de caissons) et l'amincissement en bout d'aile confère un comportement plus vif. C'est aussi la première voile construite avec des pinces en bord de fuite; jusqu'à maintenant les ailes avaient un aspect ondulé à cet endroit. Les valeurs choisies semble correctes  à en juger par l'aspect bien tendu et lisse du bord de fuite. M. Paul Amiel nous a donné des indications en ce sens et les valeurs obtenues ont été adaptées à nos concepts. Une voile bi-elliptique intéressante pour ses reprises fulgurantes et son lift (jumps) Il manque encore de puissance en bord de fenêtre et elle arrache toujours autant dans le centre. On a gagné en maniabilité et en finesse de pilotage; la stabilité quant à elle toujours irréprochable(pas de frontales). Suspentée split puis modifiée (sous rhino) en semi-croisée) elle devient là impressionnante en virage (éjection du siège si nonchalance). En buggy (sur roues) c'est excellent jusqu'à ce que DAG te dépasse en remontée avec une 3 m² nommée silexV3... . Construite en sutton avec ribs en ripstop; une voile laissée à un ami qui en profite largement. Elle avait un pli entre B et C qui s'est corrigé avec le réglage de l'incidence.

 Predator (4m²)

 

Pickle (2m²) (2001)

Le rejeton de Prédator; profil et réglages idem mais AR 5 ! La première... elle est fulgurante dans son registre éolien mais pas assez de puissance en BDF à mon goût.

À ce moment DAG se présente avec un profil qu'il a créé directement sur Foilmaker en déplaçant les points à la souris. Il avait devant lui des profils reconnus et décris par des utilisateurs quant à leurs comportements: Dominator, C2 et plusieurs autres déjà testés: naca entres autres. L'observation des critiques ont amené à déterminer intuitivement et qualitativement ce qui serait intéressant de retrouver dans un profil: la vitesse de l'un et la stabilité de l'autre, la fenêtre de vol etc... puis vient au monde satisfactor. Ce profil est intéressant à plus d'un niveau; en faisant simplement varier le positionnement de l'épaisseur max on obtient 3 profils au comportement bien distinct (stabilité, un peu des 2, et vitesse élevée ).Testé à différentes épaisseurs max il devient un profil fétiche utilisé à toutes les sauces jusqu'à la sortie de la Silex V3; une aile assez allongée de 22 caissons et comportant des d-ribs et des demi-cloisons de façon à alléger le suspentage. Ce type de construction étant peu accessible et complexe à cette époque laisse la porte ouverte à développer quelque chose de plus simple mais de performance comparable. Ma perception des kites à ce moment est tourné vers la simplicité des conceptions et le maximum de performances tandis que DAG a tendance à complexifier (c'est ce qu'il aime...). Le défi est alors lancé de trouver le moyen de produire une voile performante qui égaliserait et même surpasserait les voiles commerciales du moment et d'en publier le plan sur le web afin que les constructeurs amateur puisse en profiter. Chez nous les marques à battre à cette époque étaient: Conceptair (toutes!), Quadrifoil XM et Advance Thetis, ce qui dans notre esprit a été réalisé et tient encore aujourd'hui (...).

   3 profils étudiés 3 profils étudiés 3 profils étudiés

 

Evolution vers la Vortex (2001)

L'idée de la Vortex suit son chemin puis elle se voit attribuer le Satisfactor 1A dessiné de façon à propulser la voile dans l'azur. Le premier format est une 3 m², AR 5, suspentée à tous les caissons avec un système de pattes d'oies (CAO) afin de profiter au maximum d'une canopée rigide; d'où le fichier excel de remplacement du bridage de Foilmaker. À ce moment, le programme utilisé n'offre pas cette possibilité. Le bridage est semi-croisé pour limiter les déformations lors des virages et conserver le max de puissance dans ce moment critique. Les données de la vortex étant bien connues (plan) je n'élaborerai pas davantage sur ce point. Voile bi-elliptique, ses pointes d'ailes sont affinées et sa canopée propose un bel arc progressif inspiré de photos de parapentes d'une revue. À l'évidence lors des premiers essais la vortex demande un certain vrillage des ailes afin de stabiliser son comportement de fermeture des oreilles (très fines) ce qui est chose facile avec les bases réglables. Les BBribs déjà employées sur la Silex ont leur place sur la Vortex et c'est bien là un point commun; affiner au maximum le BDF, réduire la traînée et former une zone de volet qui permettra une gestion franche des freins (posé d'urgence). La fameuse dérive a été ajoutée dans un but purement esthétique au début mais elle remplace à elle seule tout un groupe de suspentes primaires (A-B-C) sur le rib no.1 qui serait inutile en raison de sa faible longueur. Bien qu'il serait difficile de le prouver (pas de soufflerie), je crois qu'elle a un effet bénéfique sur le roulement d'air en bout d'aile (Vortex).

Par la suite ses caractéristiques ont démontré que nous avions visé juste en ce qui concerne la puissance en bord de fenêtre et par conséquent la remontée au vent. En prime nous avons obtenu une vitesse de déplacement réduite dans le centre de la fenêtre ainsi qu'une vitesse plus homogène en général. La voile a un trait caractéristique: "tu m'en donnes, je t'en donne" répétable à l'infini ...c'est au pilote de déterminer jusqu'où il veut aller car elle, elle y va !

Fait intéressant ce n'est que l'année suivante lors de la prise de connaissance de X-Foil (qui fait l'analyse des profils) que sa polaire (caractéristiques) a été connue. À ce jour aucun profil créé par DAG n'a pu se rapprocher de la sienne: (lift, traînée, etc....) ce qui pose un défi supplémentaire.

D'autres voiles se sont ajoutées en utilisant des profils dérivés du Satisfactor; le Satisfactor 4 KS entre autre a permis d'étudier la stabilité en bord de fenêtre grâce à son épaisseur max. située plus vers l'avant. Jusqu'ici les voiles obtenues généraient une forte traction latérale. Pour un pilote de buggy cela se traduit le plus souvent par un laps de temps où la voile va se positionner en bord de fenêtre. Il est plus ou moins long selon le concept et la taille mais un chose est sûre c'est éprouvant physiquement pour le pilote qui se voit littéralement collé au côté de son buggy. La recherche entreprise est de conserver la remontée au vent si précieuse mais d'en arriver à réduire la traction latérale; celle du centre de la fenêtre. À cet endroit tout le monde le sait TOUT peut tirer très fort...donc objectif; rentabiliser le bord de fenêtre.

 

Horus (2m²) (2002)

Petite voile bi-elliptique utilisant le profil Satisfactor 4 ks, un profil intéressant pour sa grande stabilité en bord de fenêtre. Issu du Satisfactor 1A à qui on a fait migrer l'épaisseur max vers l'avant privilégiant la stabilité avec une légère perte de vitesse. L'intérêt de ce profil est de faire évoluer des voiles par vents forts et instables. Horus a été conçue spécialement pour ce profil; oreilles fines, bord de fuite plat et gros nez arrondi permettent un posé sur les freins rapide et sécuritaire. AR: 4 afin d'en faire une aile évolutive. Ce profil doit être impérativement fortement vrillé et c'est ce qui empêche de l'utiliser pour de voiles à fort allongement et à défaut le comportement obtenu sera  de l'oscillation (bananing). Son maintient au sol est irréprochable, en vol on observe une puissance moins forte en bord de fenêtre que le Satisfactor 1A mais l'assurance de la stabilité y est. La voile est aussi très maniable mais comme tous les petits formats elle demeure assez vive et demande un certain doigté. Ce profil est un excellent prospect pour des plans de voiles rassurantes et ses réglages sont bien connus. Elle demeure cependant assez canon en centre de fenêtre et ce n'est pas un cerf-volant à trop quitter des yeux.

Horus (2m²)

 

Borée(3.2 m²) (2003)

La forme de cette voile rappelle fortement Horus étant donné son utilisation similaire. Un AR de 3.3 pour 26 caissons, un suspentage en 3 étages (pattes d'oies) à tous les caissons et semi-croisé ce qui en fait une voile extrêmement solide et bâtie pour les pires conditions. Le profil a été changé cependant et c'est toujours une variante du Satisfactor 1A qui s'est vu cette fois augmenter le volume de l'intrados et de l'extrados vers l'avant. C'est un cerf-volant à la fenêtre de vol très large qui permet une utilisation dans un registre éolien élargi en raison de son faible lift. La caractéristique recherchée était la facilité de pilotage qui faisait défaut chez Horus et ce dans le but d'obtenir une voile plus polyvalente. Le pari du bord de fenêtre est gagné; on note une diminution significative de la traction latérale au profit de la puissance dans le premier tiers de la fenêtre. Les bords en buggy sont agréables et confortables et on peut tolérer la voile même dépassé la limite normalement prescrite pour ce format. C'est cette aile que je prête aux débutants car elle est accessible. J'ai commis une erreur dans le concept de cette aile c'est d'avoir attribué des trous inter-caissons trop grand est situés trop bas (entre A et B) ce qui a pour effet un pli permanent (corrigible par une bande de spi autocollant appliquée sur le profil). Une tendance se dessine actuellement dans le choix de la forme des voiles. Il semble qu'il soit plus facile d'établir une constante dans la somme des centres de poussée en tentant d'aligner les profils de façon à rapprocher le centre de poussée de l'aile à celui du profil. Des profils suspentés sur le même axe longitudinal sembleraient être la clé de voûte dans le respect du centre de poussée globale de l'aile; c'est la RFA d'envergure (résultante des forces aérodynamiques).

 Borée

 

Climax (6m²) (2003)

Cette voile est encore à l'état de plan et n'a pas été construite. Elle représente cependant la trajectoire évolutive de mes concepts de kite. Avec la complicité de DAG cette voile devient en quelque sorte un modèle adaptable pour une variété de concepts: pilotage 4 fils classique, montée sur barre, ajout d'un système de-power. Sa simplicité de conception et les performances attendues du profil en feront sûrement un plan accessible à la construction amateur. Les utilisateur de tous les niveaux pourraient y trouver leur compte; du débutant qui fait ses premières armes en couture et en pilotage comme de l'avancé qui recherche une aile passe-partout offrant une performance acceptable. Ce concept sera éventuellement offert au public complétant la gamme vortex déjà offerte ici.

Climax

 

Dragonfly (2m², AR:7) (2003)

Ce prototype a servi à un test afin de pousser la limite de l'allongement. La voile obtenue est spectaculaire à voir évoluer et impressionnante à piloter. On a affaire à une lame qui tranche le ciel de façon nette et rapide. Elle a un suspentage dérivé de celui de la vortex et sensiblement le même profil. Le grand inconvénient de ce concept c'est l'utilisation qui demande un vent laminaire de 25 à 35 km/h, la moindre rafale et c'est la dévente. À proscrire pour les débutants, les réglages m'ont été facilités avec la connaissance du profil mais on peut dire que c'est à coups de mm qu'ils ont été réalisés. Petite question: combien y a-t-il de caissons? à vous de juger...

DragonFly

 

RLD   ;)